Brest, port des records
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Un tour du monde à l’envers pour Yves Le Blévec

En octobre prochain, Yves Le Blévec s’élancera sur un tour du monde à l’envers. Un défi pour le moins audacieux. « Une navigation de dingue » selon les propres mots du skipper d’Actual. Et pour cause, le challenge, contre le vent et la houle, sur tous les océans du globe, entre le 47e Nord et jusqu’aux 60e Sud, est inédit en multicoque. Cette tentative de record représentera, évidemment, une excellente préparation technique en vue du tour du monde des Ultims en solitaire, au départ et à l’arrivée de Brest, en 2019.

Quel est l’objectif de ce tour du monde à l’envers ?

« L’objectif est de partir loin et longtemps pour ramener une job-list complète en vue du tour du monde de 2019. L’idée est de bien travailler pendant ces trois mois, je serai en lien avec l’équipe technique. A l’issue de ce parcours, je devrai bien connaître le bateau… »

Quelles sont les principales difficultés techniques ?

« C’est avant tout sa longueur, pour le bateau comme pour le marin : il faudra tenir 80 à 90 jours. Une conduite prudente va donc s’imposer. Et puis, il y a bien sûr des points de parcours délicats à appréhender, à commencer par le Cap Horn. Il faudra sans doute parfois opter pour une stratégie d’évitement ou d’attente. Il s’agit d’ouvrir une route, de trouver le meilleur compromis entre performance et préservation du matériel. »

Concrètement, comment vous préparez-vous ?

« Nous travaillons avec Christian Dumard (routeur et expert en météo ndlr). Chaque séquence du parcours est analysée. Nous préparons un déroulé précis avec les différentes hypothèses possibles. L’idée étant d’éviter les situations à risque tout en traçant la route la plus courte. »

Quels sont les atouts de l’Ultim Actual pour ce parcours ?

« Il est taillé pour ça. C’est un bateau capable d’affronter de grosses conditions et de façon relativement confortable pour moi. Il n’est certes pas fait pour tirer des bords, mais bien pour naviguer loin, longtemps et vite. »

Et vous, comment l’appréhendez-vous ?

« Passer du temps en mer, en solitaire, me va bien. Il y aura inévitablement des moments difficiles, mais si on ne se projette que là-dessus, on n’avance pas. Partir longtemps et loin m’attire vraiment. »

Source Kaori