Brest, port des records
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L'actus des records
IDEC

Francis Joyon bat le record de l’Atlantique Nord en solitaire

Le navigateur Francis Joyon a coupé cette nuit à 03 heures, 37 minutes et 02 secondes (heure française) soit 01 heures, 37 minutes et 2 secondes TU, la longitude du cap Lizard, qui marque la ligne d’arrivée du record de la traversée de l’Atlantique Nord depuis le phare d’Ambrose à New-York. Avec un temps de course en solitaire de 5 jours, 2 heures, 7 minutes, il bat à la barre du maxi-trimaran IDEC SPORT son propre record de la traversée de l’Atlantique Nord. Joyon avait, en juin 2013, aux commandes de l’ancien trimaran IDEC, amélioré en 5 jours 2 heures 56 minutes et 10s le temps établi par Thomas Coville (Sodebo). Il améliore ainsi son précédent record de 49 minutes. Rappelons qu’il avait quitté New-York jeudi dernier (première navigation en solitaire à bord de IDEC SPORT) à 23h 30 TU, sans préparation aucune, avec pour seul objectif de battre le paquebot transatlantique Queen Mary 2, attendu jeudi matin à Southampton.

Francis Joyon : « J’ai quitté New York dans la précipitation. Je n’ai même pas eu le temps de m’occuper de l’avitaillement. J’ai juste pu acheter quelques oeufs et des bananes. Quant à la nourriture du bord, les gars (sic) avaient tout mangé durant la traversée de The Bridge 2017. La météo n’était pas terrible et toute la première journée, j’ai tiré des bords vent debout. Mais le lendemain, un système s’est mis en place. J’ai alors vu le Queen Mary 2 qui repartait vers l’Europe. Je me suis dit que puisque nous n’avions pu le battre à l’aller au départ de Saint-Nazaire, je pourrais peut-être arriver en Bretagne avant qu’il ne rejoigne Southampton. Je me suis pris au jeu et j’ai attaqué. J’ai passé deux jours à plus de 30 noeuds en permanence. Je craignais l’arrivée sur l’Europe car le vent y soufflait du Nord Est. Mais l’anticyclone des Açores a eu la bonne idée de remonter un peu et de me permettre d’atterrir en Manche avec des vents de Sud-Ouest. J’ai fait quelques bêtises lors des envois de gennaker notamment, car j’avais pris l’habitude de me reposer sur des supers marins lors du Trophée Jules Verne. En fait, c’est comme si je retournais à l’école pour réapprendre le B A-ba du bateau. Heureusement, il est très tolérant, même à 30 noeuds… »