Brest, port des records
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Des grands découvreurs

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Joseph-Antoine Bruny D'Entrecasteaux

Joseph-Antoine Bruny d’Entrecasteau, né à Aix-en-Provence, le 8 novembre 1737, et mort le 20 juillet 1793 dans l'océan Pacifique, est un navigateur français.

Après trois ans sans nouvelles de l'expédition de La Pérouse et en dépit des difficultés politiques qui ébranlent la France. À la demande du Roi et de plusieurs sociétés savantes, l’Assemblée nationale ordonne, au début de l’année 1791, l’organisation d’une expédition de recherche, mais aussi « utile et avantageuse à la navigation, à la géographie, au commerce, aux arts et aux sciences. »

Claret de Fleurieu, qui avait largement participé à la préparation de l'expédition La Pérouse, se charge de nouveau de la préparation de cette expédition de secours. Deux gabarres, La Truite et La Durance, sont aménagées et rebaptisées La Recherche et L'Espérance.

Dans le port, au comble de l'agitation, la Recherche et l'Espérance sont en armement. Elles doivent naviguer de conserve dans une expédition commandée par Bruni d'Entrecasteaux. Louis XVI a confié au contre-amiral deux missions : Celle de porter secours à La Pérouse - parti de Brest en 1785 et dont on est sans nouvelles - et celle de découvrir de nouvelles ressources dans les terres australes inconnues.

Réparties sur les deux fausses frégates, 222 personnes, dont 12 savants, franchissent le goulet de Brest, le 28 septembre 1791.

La Recherche et L’Espérance, peinture de Frédéric Roux

Claret de Fleurieu, qui avait largement participé à la préparation de l'expédition La Pérouse, se charge de nouveau de la préparation de cette expédition de secours. Deux gabarres, La Truite et La Durance, sont aménagées et rebaptisées La Recherche et L'Espérance.

La Recherche et L’Espérance, peinture de Frédéric Roux

Le Paradisier d\'Entrecasteaux (Manucodia comrii)

Comme son nom l'indique partiellement, ce « Paradisier d’Entrecasteaux » est endémique de l'archipel d'Entrecasteaux et des îles Trobriands, à l'extrême pointe Est de la Nouvelle-Guinée-Papouasie.

Le Paradisier d'Entrecasteaux (Manucodia comrii)

Ils explorent une vaste région de l'océan Indien et du sud du Pacifique, autour de l'Australie et de la Tasmanie en passant par la Nouvelle-Calédonie, les îles Tonga et la Nouvelle-Guinée. À bord, l’hydrographe Beautemps-Beaupré met au point une nouvelle technique de levée de cartes marines.

Ce voyage fut malheureusement un rendez-vous manqué. Les commandants Huon de Kermadec et Hesmivy d'Auribeau mourront de maladie au cours de l'expédition.

Epuisés, décimés par les fièvres, la dysenterie et le scorbut, les hommes de La Recherche et de L'Espérance voient dans un grand éloignement une île qu’ils nomment La Recherche... en fait, Vanikoro (lieu du désastre de l'expédition de Lapérouse), « découverte et perdue » où (on l’apprendra plus tard) résident deux survivants de l’expédition malheureuse.

Cette quête infructueuse ne fit que renforcer le mystère qui se construisit autour de la disparition de Jean-François de Galaup de Lapérouse, commandant La Boussole, entre 1785 et 1788.

Le 20 juillet 1793, d'Entrecasteaux succombe au scorbut qui le rongeait, son expédition se soldant par une moisson de découvertes et d'observations tant géographiques que scientifiques. Le 5 février 1795, une vingtaine de rescapés de l'expédition reviennent à Brest.